#62 Pour en finir avec la racaille (Pdf)

#62 Pour en finir avec la racaille (Pdf)

3,50

#62 Pour en finir avec la racaille. Prison et déterminisme
Septembre / Octobre 2016, 92 pages]

Surpopulation carcérale. Depuis cet été, ces mots ont beaucoup occupé l’espace médiatique. Le premier août dernier, le nombre record de 68 819 personnes détenues a été atteint en France. Nombre par ailleurs trop important par rapport aux places disponibles (58 507). La seule et unique réponse du gouvernement ? Construction de 20 000 cellules supplémentaires. Le schéma se reproduit au fil des années, et pourtant on le perpétue. Trop de personnes incarcérées, alors on construit de nouvelles prisons, pour incarcérer plus.
La population pénale – c’est-à-dire toutes les personnes saisies par la Justice – n’a eu de cesse de croître, c’est un fait. En cause, les politiques pénales successives qui érigent de plus en plus de comportements au rang d’infractions, les procédures accélérées, l’alourdissement des sanctions, la sévérité croissante de la justice…
Lorsqu’on se penche sur les personnes composant cette population pénale, l’on se rend compte qu’elles sont très majoritairement issues de milieux précaires. Fort de ce constat, le sens de la peine – notamment de prison – nous questionne, et a fortiori l’accroissement de l’incarcération, le grand plan immobilier carcéral du gouvernement, nous interpellent.
C’est pour cette raison que la nouvelle équipe du Genepi a entendu consacrer son premier numéro du Passe-Murailles à la question du déterminisme, qui joue un rôle non négligeable dans la population pénale.
Difficile, quand on parle de déterminisme, de ne pas tomber dans le cliché, de ne pas opérer des raccourcis qui, au-delà d’être faciles, stigmatisent plus qu’ils n’analysent. La question étant complexe, il convenait de l’appréhender de la plus complète des manières.

Catégorie :