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prisonnièr.e.s au 1er juillet 2019

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Le Passe-Murailles

Appel à contributions pour le nouveau zine du Genepi, Pierre par Pierre

Le Genepi, historiquement association pour le décloisonnement des prisons, a pris un tournant majeur dans son histoire en juin dernier, lors de son Assemblée Générale, en décidant d’arrêter l’action en détention. Ce vote est le fruit d’une réflexion portée depuis plusieurs années sur le sens des actions du Genepi. Il s’agit d’une décision politique, en cohérence avec la critique portée sur la notion même d’enfermement et sur le rôle de la prison dans la société. De fait, intervenir en prison revenait à cautionner son existence et se soumettre aux conditions imposées par l’administration pénitentiaire. Relisez notre communiqué à ce sujet, ici.

Afin d’ouvrir avec vous cette nouvelle page résolument anticarcérale de son histoire, le Genepi vous invite toutes et tous à prendre la parole, la plume, le crayon pour marquer avec nous ce virage anti-taule. Toutes formes de contributions sont les bienvenues : articles de fond, témoignages, fictions, poèmes, illustrations, collage… Un témoignage ou un message de solidarité à faire passer, une actualité révoltante dans ta ville, un texte que tu juges nécessaire de traduire et relayer, c’est possible ! Sky is the limit !

Ce numéro zéro [après le numéro intermédiaire de mai-juin 2019] sera diffusé lors de la Journée anticarcérale du 18 janvier, soit quatre jours avant la Journée internationale de soutien aux personnes trans incarcérées (le 22 janvier). Il mettra donc à l’honneur les luttes LGBTQI+ contre la prison.

Quelques idées de thèmes à aborder (cette liste est bien entendu non exhaustive !) :

-être LGBTQI+ en taule
-témoignage
-gestion des agressions LGBTQIphobes par la justice raciste
-police LGBTQIphobe
-perspective LGBTQI+ et anticarcérale
-prison et État transphobe

 

[Afin de ne pas imposer une domination par le langage dont on essaie de se débarrasser, sachez, futur.e.s contributeurs.trices, que vous pouvez préciser, à l’envoi de votre contribution, si vous désirez que vos « fautes d’orthographe » soient corrigées ou non avant la publication. Nous rappelons aussi ici que nous serons contraint-e-s, pour des raisons que vous comprendrez, nous l’espérons, de censurer les attaques ad hominem et tout ce qui pourrait passer pour des propos discriminatoires.

Nous vous invitons par ailleurs à utiliser l’écriture inclusive, dans la mesure du possible, et ce sous la forme qui vous convient le mieux : en utilisant le point médian (lecteur·trice), le point (lecteur.trice), le tiret (lecteur-trice) ou tout autre moyen qui vous paraîtra adéquat].

 

Pour nous laisser le temps de vous lire et de tout mettre en page pour faire un joli zine, il faudra nous envoyer vos contributions au plus tard le 15 décembre à l’adresse suivante : publication@genepi.fr. Ce serait parfait de nous prévenir à l’avance, si vous comptez écrire un article.

Pour toute question, n’hésitez pas à écrire à publication@genepi.fr et chargedecom@genepi.fr.

À vos contrib’ !

 

ET PIERRE PAR PIERRE
ET MUR PAR MUR
NOUS DÉTRUIRONS
TOUTES LES PRISONS

 

Photo : Trans Prisoner Day of Action and Solidarity, Bogota, 2017

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Nouveau et dernier Passe-Murailles ; crève la taule !

📣📣 Le dernier Passe-Murailles est paru. Après 77 numéros, c’est non sans un pincement au cœur que nous vous le proposons évidemment.

« Pour ce dernier numéro du Passe-Murailles, la nouvelle équipe du Genepi revient sur les raisons qui ont poussé les militant.e.s de l’association à mettre fin à l’action en détention, et sur les thèmes d’une lutte anticarcérale qui affirme désormais son nom. »

En voici l’édito.

« Comment se dire adieu…
par Claire van den Bogaard, rédactrice en chef du Passe-Murailles

Un édito, c’est comme une chanson. S’il n’est pas écrit en cinq minutes sur un coin de table, il sera mauvais. C’est dire si celui-ci, qui tourne dans ma tête depuis des jours, sera médiocre. Furieusement.

Faire le bilan, calmement, de ces douze années passées à fabriquer le Passe-Murailles n’est pas chose aisée. C’est même furieusement ardu. De la même fureur qui m’a animée depuis que j’ai rejoint les rangs du Genepi, comme bénévole, il y a trop longtemps pour pouvoir l’avouer ici.

Comment dire adieu à plus de douze ans de Passe-Murailles. D’éditos, de comités de rédaction bruyants, de relecture de textes, brillants ou décousus, de mises en page frénétiques pour respecter une maudite dead-line.
Comment dire douze ans à courir après les rédacteurs, à me laisser impressionnée par la plume des uns, par la volonté des autres. Comment dire douze ans de rencontres, d’échanges, de débats. Comment dire douze équipes successives, travaillant d’arrache-pied pour rallier le monde entier à cette cause perdue, ces équipes qui ont traversé ce parcours initiatique, en en sortant toujours grandies, malgré, souvent, la douleur des responsabilités.
Comment dire douze ans avec si peu de « terrain ». Avec toujours la même crainte de ne pas être légitime pour parler de ce que je ne connais pas. La même sempiternelle question : peut-on dire la prison sans y avoir passé ne serait-ce qu’une nuit ? La prison ne s’apprend pas dans les livres. Elle ne s’apprend pas non plus dans le Passe-Murailles, quels que soient les humbles efforts en ce sens. Et pourtant… j’aime à me dire que ces modestes feuillets se sont parfois retrouvés au bon endroit au bon moment.
Comment dire la volonté de donner la parole à celles et ceux qui savent, de plus près que nous. Comment dire le lien ténu qui nous unit à elles∙eux. Comment dire qu’en douze ans, leurs conditions de survie n’ont pas changé. La répression, comme un nœud coulant, au cou des mêmes, toujours. Comment dire la fureur de faire connaître cette réalité.
Comment dire, enfin, le militantisme. Avec ses hauts et ses bas, mais sa fureur, toujours. Comment dire le découragement, parfois, de constater à quel point ce grand sujet, si central, ne semblait concerner qu’un si petit nombre de lecteurs. Comment dire la tristesse, bien sûr, de voir cette page se fermer.
Comment dire le soulagement aussi, il faut bien l’avouer, de pouvoir partir sans regret. Après moi, non pas le déluge, mais la relève assurée par des militant∙es toujours plus affuté∙es.
Comment dire merci aux équipes successives et aux salarié∙es d’avoir supporté mes tics professionnels, mon exigence et… mes choix vestimentaires.

Le Passe-Murailles est mort. Vive le Genepi. Longue vie au militantisme anticarcéral et à ses défenseur∙es. Et, furieusement, mort aux prisons. »

 

De la lettre du Genepi (ancêtre du Passe-Murailles, né dans les années 80) au dernier Passe-Murailles #77… 

 

MERCI aux lecteurs et lectrices à travers les années, et MERCI aux contributeurs et contributrices qui ont permis la création de cette ressource sur la prison.

MERCI aux prisonnièr.e.s pour leurs lettres. Force !

Pour vous le procurer, rendez-vous en boutique (format numérique ou papier).

On repense la forme du Passe-Muraille pour qu’il nous coûte moins cher ; on y travaille ✊

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La revue du Genepi

Une publication destinée à un public citoyen, soucieux de se tenir au courant de ce qui se passe derrière les murs.

Le Passe-Murailles propose d’informer de façon claire et approfondie sur l’actualité carcérale et judiciaire. Les articles sont majoritairement écrits par des bénévoles de l’association.

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