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Le Genepi en chiffres

71 061
personnes incarcérées
au 1er décembre 2018

900
bénévoles au Genepi
dans 37 groupes locaux

5825
heures d’ateliers en détention
en 2017-2018 pour 2000 détenu.e.s

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Actualités

Le Passe-Murailles

La sortie en salle de « La Liberté » de Guillaume Massart

Le long-métrage documentaire La Liberté sortira en salle le 20 février 2019.

Dans la plaine orientale Corse, Casabianda est un centre de détention très singulier, au sein d’un vaste domaine agricole. Cette prison qu’on dit « ouverte » n’a rien à voir avec les prisons habituelles : à la place des barreaux, des murailles ou des miradors, les arbres, le ciel et la mer… 
Au fil des saisons, une année durant, Guillaume Massart s’y est rendu afin de comprendre ce que change cette incarcération au grand air. Sous les frondaisons ou sur la plage, la parole des détenus, d’ordinaire passée sous silence, se libère petit à petit…

Regardez la bande-annonce du film et retrouvez les séances près de chez vous.

Ce film documentaire est centré autour de la thématique de la parole : la parole d’une poignée de détenus de la prison ouverte de Casabianda en Corse. La caméra sur l’épaule, le réalisateur, Guillaume Massart, accompagne les détenus individuellement dans leurs activités quotidiennes : balade dans les bois, haltérophilie, repos en cellule, dîner collectif, etc. Son projet dure au total un an. Si ce film donne à voir le lieu de vie et le visage de ces hommes auteur d’agressions sexuelles ou de viol, une place très importante est donnée à l’histoire personnelle et l’état d’esprit des détenus filmés. Le réalisateur engage les détenus, pendant de longues séquences, dans des conversations teintées d’introspection, de philosophie et de témoignage.

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Crise Genepi / Administration pénitentiaire. Une nouvelle convention signée. Le Genepi mobilisé pour agir en détention

Communiqué de presse du Genepi -14 février 2019 à 15h00

Après des mois de mobilisation de ses bénévoles, de dizaines d’organisations partenaires et de personnalités, le Genepi et la direction de l’administration pénitentiaire (DAP) ont signé une nouvelle convention qui permettra aux bénévoles de l’association de pousser à nouveau les portes des prisons.

C’est avec soulagement que l’équipe du Genepi a aujourd’hui signé une nouvelle convention avec la direction de l’Administration pénitentiaire du ministère de la Justice. Quatre mois et demi après l’annonce unilatérale par la DAP de la rupture de la convention avec le Genepi – décision rendue publique dans un article du Monde -, cette nouvelle convention rétablit le lien historique entretenu avec l’administration pénitentiaire depuis la création du Genepi en 1976 afin de permettre l’action en détention des bénévoles de l’association.

Le dialogue avec le cabinet de la Garde des Sceaux, Madame Belloubet, s’est révélé fructueux et a permis d’établir une convention qui respecte la philosophie et l’expérience du Genepi.

Le Genepi déplore toutefois que le principe d’une subvention annuelle de la DAP n’ait pas été renouvelé.

“Les bénévoles du Genepi vont enfin pouvoir reprendre leurs ateliers et reconstruire le lien rompu pendant de longs mois entre l’intérieur et l’extérieur des prisons” a déclaré Maxime Boyer, président du Genepi. Une nouvelle fois, le Genepi salue le grand élan de solidarité qui s’est manifesté depuis le 20 septembre 2018. L’association tient à remercier toutes celles et ceux qui se sont mobilisés pour que le Genepi puisse poursuivre son action, tandis que les conditions carcérales ne cessent d’empirer.

Enfin, l’équipe remercie tout particulièrement l’association Vox Public, qui depuis le début de la crise l’a accompagnée et soutenue, grâce à ses savoir-faire en communication publique et communication de crise.

Contacts

Sophie Chardon, vice-présidente – isp@genepi.fr – 06 41 66 16 62

Eloïse Broc’h, chargée de communication – chargedecom@genepi.fr – 07 52 05 59 08

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Le gouvernement enterre la justice des mineur·e·s : réagissons et mobilisons-nous !

Lors des débats parlementaires sur le projet de loi Programmation Justice, la Garde des Sceaux a déposé un amendement de dernière minute visant à obtenir une habilitation pour modifier la justice des enfants par voie d’ordonnance et rédiger un code pénal des mineur·e·s. L’amendement a été adopté.

Sous couvert d’exigence “d’efficacité” et de lutte contre le soi disant “laxisme” de la justice envers les mineur·e·s, cette réforme ne fera qu’aggraver la situation des enfants et des adolescent.e.s, en augmentant encore les mesures répressives. Alors que les chiffres de la délinquance stagnent depuis 15 ans, le nombre d’enfants enfermé.e.s n’a jamais été aussi élevé en France.

La disparition de l’ordonnance du 2 février 1945, issue du Conseil National de la Résistance, au profit d’un code pénal des mineur·e·s adopté par ordonnance, représente une menace pour les enfants et adolescent.e.s. L’adoption d’une telle réforme par ordonnance, sans débat démocratique ni concertation avec les professionnel.le.s engagé.e.s, présage une aggravation de la situation.

– L’ordonnance du 2 février 1945, prévoit la primauté de l’éducatif sur le répressif. Elle a été largement attaquée, rapprochant de plus en plus le traitement pénal des mineur.e.s de celui des majeur.e.s. Or, il est important de redonner toute sa place à la primauté de l’éducatif.

– Nicole Belloubet a annoncé la construction de 20 centres éducatifs fermés venant s’ajouter au 52 existants, déjà identifiés comme des lieux d’atteintes aux droits fondamentaux. Ces structures sont devenues des antichambres de la prison. Le gouvernement choisit ainsi d’allouer des moyens conséquents aux structures d’enfermement aux dépens des structures éducatives de milieu ouvert, d’hébergement et d’insertion.

– L’argent de la justice ne sera toujours pas alloué aux tribunaux, alors que la justice des mineur·e·s, notamment, en a cruellement besoin. Avec cette réforme, les conditions de travail des fonctionnaires et magistrat·e·s resteront précaires et inacceptables. C’est en augmentant le nombre d’éducateur.rice.s, de greffier.ière.s et de magistrat·e·s des tribunaux pour enfants que la justice des mineur.e.s pourra faire son travail auprès des enfants et des adolescent.e.s

Appel au rassemblement le 2 février 2019 Place Vendôme – 14 heures (croisement Rue de la paix/Rue Danielle Casanova)

Soyons nombreux.euses pour exiger une justice des enfants et des adolescent.e.s qui prenne en compte leurs besoins réels. Pour le retour à une philosophie d’émancipation et de protection de la jeunesse.

 

 

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La revue du Genepi

Une publication destinée à un public citoyen, soucieux de se tenir au courant de ce qui se passe derrière les murs.

Le Passe-Murailles propose d’informer de façon claire et approfondie sur l’actualité carcérale et judiciaire. Les articles sont majoritairement écrits par des bénévoles de l’association.

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