#60 40 bougies, rien n’a bougé / 40 ans de Genepi

#60 40 bougies, rien n’a bougé / 40 ans de Genepi

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#60 40 bougies, rien n’a bougé. Toujours pas au bout de notre peine
[Mai / Juin 2016, 140 pages]

Quarante ans plus tard, les murs sont toujours debout. Nous aussi, et sans doute pour un certain temps encore.
Bien des choses ont changé, depuis ce printemps 1976 durant lequel, un 26 mai, le G.E.N.E.P.I était crée, sans s’imaginer, sans doute, sa longévité à venir. Une longévité qui est allée de pair, bien sûr, avec des renouveaux, des choix et des métamorphoses. Une réflexion politique renouvelée d’Assises en Assemblée générale, d’abord, un nouvel objet social, ensuite, un nouveau nom, enfin.
Mais quel bilan tirer de ces quarante années de réflexions, de militantisme, d’action en détention, … ? Le bilan, tout d’abord, d’une réussite en demi-teinte. Si nos actions se perfectionnent, s’adaptent, se développent, s’enrichissent et se multiplient, il n’en reste pas moins qu’elles sont toujours – et peut-être plus que jamais – nécessaires. Difficile de considérer cet état de fait social comme une vraie réussite. Il est douloureux de voir, d’année en année, les rapports accablants se multiplier, les observations inquiètes fleurir et les condamnations sévères croître.
Douloureux, également, d’entendre chaque semaine des histoires qui se ressemblent, qui dessinent ensemble le portrait d’une vie oubliée et humiliée. De prendre en pleine face la difficulté d’une vie enfermée.
C’est peut-être cela, la crise de la quarantaine.
Se rendre compte aujourd’hui que, malgré l’expérience acquise, les craintes et les doutes sont toujours bien présents. Prendre conscience du chemin parcouru, des voies que nous n’avons pas empruntées, mais surtout de la route, immense, qu’il reste à arpenter.

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