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16/08/2018. Appel à contributions

Passe-Murailles #74

Ecrivez dans le Passe-Murailles, la revue du Genepi !

 

Appel à contributions pour le Passe-Murailles #74

 

(septembre/octobre 2018)

 

Tu es invité.e à participer à l’écriture de la revue du Genepi, le Passe-Murailles. Que tu sois bénévole de l’association ou non, tout juste arrivé.e au Genepi ou vieux.vieille de la vieille.vieux… Un seul mot d’ordre : que tu te sentes concerné.e par le sujet du dossier en particulier ou par le milieu prison-justice en général. Mais, attention, chez nous, pas de « savoir » prérequis pour participer ; l’envie d’apprendre en écrivant est aussi belle !

 

Vous trouverez ici une liste de contributions qui cherchent preneurs.euses pour le prochain numéro. Les contributions seront à rendre pour le 10 septembre au plus tard. Ce numéro #74 sera diffusé gratuitement aux bénévoles du Genepi (et à l’ensemble des contributeurs.trices !) lors des JRFP (Journées régionales de formation pédagogique) qui auront lieu à partir du 13 octobre.

 

Faites signe à Claire, la rédac’ chef de la revue (vous pouvez la trouver ici : publication@genepi.fr) si une contribution en particulier retient votre attention ! Elle vous accompagnera tout au long de vos questionnements préalables, recherches, élaborations de plan, rédactions, corrections… Et comptez aussi sur elle pour vous rappeler le tic-tac de la dead-line et pour vous cadrer un peu en termes de nombre de signes !

 

Afin de ne pas imposer une domination par le langage dont on essaie de se débarrasser, sachez, futur.e.s contributeurs.trices, quevous pouvez préciser, à l’envoi de votre contribution, si vous désirez que vos « fautes d’orthographe » soient corrigées ou non avant la publication. Nous rappelons aussi ici que nous serons contraints, pour des raisons que vous comprendrez, nous l’espérons, de censurer les attaques ad hominem et tout ce qui pourrait passer pour des propos discriminatoires.
Notez bien qu’il n’est question ici que de suggestions ; sentez-vous libres de proposer des articles qui ne figurent pas ici, que ce soit dans la rubrique Actualités, le Dossier, la rubrique Culture, la rubrique Association ou encore celle des Prisons d’ailleurs. Et des dessins d’illustration ou des photographies qui manquent cruellement à la revue ! Vous dessinez, vous photographiez, vous collez, vous découpez ? On est intéressés !
A noter, la rubrique « Les Voix captives », a pour but d’ouvrir nos pages aux personnes enfermées qui souhaiteraient s’exprimer. N’hésitez pas à en faire part aux personnes enfermées que vous rencontrez : elles peuvent nous envoyer leurs textes par courrier. Mais aussi une rubrique « Coup de poing », pour que vous puissiez nous dire ce qui vous plaît, ou pas, dans la revue, l’association, etc. Et enfin, une rubrique « Paye ta taule », compilation de choses vues ou entendues derrière les murs.

 

Enfin, sachez que ce serait très chouette si vous pouviez accompagner vos articles d’une image ou illustration, trouvée sur le net – de préférence libre de droits !
Dossier : « Racisme d’État »
Le racisme systémique et/ou structurel est « la production sociale d’une inégalité fondée sur la race dans les décisions dont les individus font l’objet et les traitements qui leur sont dispensés. L’inégalité raciale est le résultat de l’organisation de la vie économique, culturelle et politique d’une société » (Rapport de la Commission sur le racisme systémique dans le système de justice pénale en Ontario, Toronto, Imprimeur de la Reine pour l’Ontario, 1995). Plus concrètement, le racisme systémique s’illustre par la difficulté pour les personnes racisées à trouver un travail, un logement, par les contrôles au faciès et l’exposition à la violence policière, par des différences de traitement dans les champs médical, juridique, scolaire et académique…
L’Etat, à travers les nombreuses lois et institutions visant implicitement les personnes racisées, notamment à travers le prisme de l’islam, est un acteur majeur de ce système d’oppression : on peut ainsi parler d’un racisme d’Etat. De plus, la représentation massive de personnes racisées en prison doit nous inciter à nous positionner sur l’utilisation de la prison comme outil du racisme d’Etat.
Ce dernier est le résultat d’une volonté de contrôle des populations racisées, mais également de préjugés collectifs profondément enracinés dans notre culture, qui sont le fruit de la construction volontaire ou non d’un imaginaire autour de la personne colonisée.

 

Un * = un article !

 

*Colonialisme : domination politique et exploitation économique. De l’histoire des communautés issues de l’immigration, que la France a fait venir pour travailler sans leur offrir de protection sociale, qui se sont heurtées à une précarité criminogène. Les banlieues, le laboratoire de la répression ? Déconstruction du concept de violences urbaines, inventé par les médias. Entretien avec Mathieu Rigouste. {7500 signes}

 

*Racisme policier (contrôles d’identité « au faciès » qui s’apparentent à des rafles, garde à vue, non-lieu systématique suite à un meurtre policier…). Donner la parole à Bastamag qui fait un travail de recension des morts de la police. Revenir sur la nouvelle loi qui prétend une recension officielle de toutes les personnes tuées par la police. {10000 signes}

 

*La parole à : Justice pour Adama / Justice pour Aboubacar

 

*Témoignage de Fabrice Boromée, transféré en métropole pour y purger une longue peine alors qu’il est originaire de Guadeloupe. Il a été condamné à une interdiction de séjour en Guadeloupe : quel est la volonté de la justice derrière cette peine injuste ?

 

*La parole à : Lallab (faire entendre les voix des femmes musulmanes qui sont au cœur d’oppressions racistes et sexistes).

 

*La parole à : La Chapelle Debout (politisation des luttes des exilés/migrants et des personnes solidaires du quartier La Chapelle). Publication de textes de personnes enfermées en CRA.

 

*Réfugiés et positionnement de l’Etat français. La migration choisie. Non-intervention de l’Etat, refus d’accueillir l’Aquarius, collaboration avec les gardes-côtes lybiens. Laisse exister les actions « Defend Europe » de Génération Identitaire. {7500 signes}

*Instrumentalisation de la lutte contre la radicalisation (répercussions du contexte de peur actuel sur l’institution judiciaire). Qu’en est-il des nouveaux quartiers pour les personnes détenues dites « radicalisées » ? {7500 signes}

*Le délit de solidarité est-il anticonstitutionnel ? {5000 signes}

 

*Délocalisation des audiences en zones d’attente : quelle justice pour les étrangers ? Problème d’accès au juge, jugement soustrait aux yeux de la société civile… {5000 signes}

 

Voix captives / Cette rubrique a pour but d’ouvrir nos pages aux personnes enfermées qui souhaiteraient s’exprimer. N’hésitez pas à en faire part aux personnes enfermées que vous rencontrez : elles peuvent nous envoyer leurs textes par courrier.

 

Prison d’ailleurs

 

Association / Rubrique « Coup de poing » (site) / Plus qu’un courrier des lecteurs, cette nouvelle rubrique vous permet de prendre du recul par rapport aux prises de position du Genepi, de donner votre avis par rapport à ces dernières, de prendre part aux débats qui font vivre l’association.

 

Culture

 

Différents ouvrages nous sont parvenus ! Nous pouvons vous les envoyer afin que vous en fassiez une chronique pour la rubrique culturelle de la revue. [5000 signes max. : env. 2 pages]

 

*Prison House, de John King, Editions Au Diable Vauvert, avril 2018, 370 pages. [Jimmy Ramone erre à travers l’Europe quand il est jeté dans la prison des Sept Tours. Solitaire un peu vagabond, il n’a rien d’un criminel endurci. Ne comprenant ni la langue ni les habitudes des détenus, il ne peut échapper à ce cauchemar et à l’horreur environnante qu’en se réfugiant en lui-même. A mesure qu’il s’enfonce dans ses pensées, elles prennent un caractère plus étrange. Ses compagnons mettent sa santé mentale à rude épreuve : Papa, l’homme silencieux avec une aiguille à tricoter, toujours en pyjama, The Butcher, le meurtrier enjoué, et Dumb Dumb, le sourd-muet qui fait des constructions en allumettes… Le crime de Jimmy n’est pas dévoilé immédiatement et King nous promène d’un stade à l’autre de sa peine, jusqu’à dévoiler le secret de son enfance qui a déstabilisé toute son existence. Un roman réaliste et noir magistral, qui met en parallèle enfermement mental et enfermement carcéral.]

 

*L’avocat face à l’intelligence artificielle, de Bernard Hawadier, Editions Librinova, avril 2018, 335 pages. {Dans cet essai, l’auteur analyse la nature des bouleversements provoqués par l’immixtion de l’intelligence artificielle dans l’exercice de la profession d’avocat. Pour les identifier et les comprendre, il interroge la philosophie générale, la philosophie du droit, l’histoire, les sciences humaines et les sciences informatiques. C’est à la lumière de cet éclairage qu’il propose des pistes de réflexion pour une maîtrise moderne de ces outils et une exploration des moyens à mettre en œuvre ainsi que des chemins à emprunter. L’optique n’est ni restrictive, ni négative. Elle refuse pour autant l’aveuglement et l’engagement irraisonné dans une aventure aussi exaltante qu’inquiétante. Ni idéologie du progrès, ni refus de ce dernier, mais une mise en œuvre réaliste et professionnelle au service du renouvellement de la mission de l’avocat. Car l’avocat est aussi unique que nécessaire dans un monde complexe, technologique et connecté. Quel sera le visage d’un avocat toujours défenseur, conseil et maître en humanités ? Une gageure…}

 

*Un havre de paix, de Stanislas Petrosky, French Pulp Editions, 16 mai 2018, 160 pages. {Avec l’Embaumeur dans les parages, la cité Océane n’est plus un Havre de paix… Quand l’Embaumeur va pour récupérer un corps dans le centre pénitentiaire du Havre, et que le suicidé lui paraît suspect, il ne peut s’empêcher de mettre son nez partout, de remuer la fange à ses risques et périls. Surtout si le taulard décédé est un flic infiltré, un policier incarcéré pour faire tomber un monstre… Qui a tué William PETIT, comment, alors qu’il était seul dans sa cellule, et pourquoi ? Entre une affaire de corruption dans la prison, un caïd qui tente de se faire passer pour une oie blanche, c’est une nouvelle aventure plus que mouvementée pour l’Embaumeur qui a mis le doigt dans un drôle d’engrenage.}

 

*Sécurité maximale. Le miroir déformant, de Paul Malo, Atelier de création libertaire, 1er juillet 2018, 276 pages. {A travers une galerie de portraits de codétenus, Paul Malo propose une vision de ses deux premières années d’incarcération au Québec avant d’obtenir sa sentence : perpétuité avec un minimum de dix ans ferme – finalement, il purgera treize ans et demi avant sa libération. Deux années passées dans des secteurs à sécurité super maximale, les fameux QHS dits « révolus ». Au-delà des personnages présentés, l’auteur exprime son vécu, son ressenti entre révolte et culpabilité. Une vie dans moins de cinq mètres carrés qui défile comme un film projeté au ralenti sur des murs de parpaings, empreinte de violence et résumée par une expression qui laisse à réfléchir : « Traités comme de la merde, comptés comme des diamants. » Qui a lu Qu’on lui jette la première pierre, de Chester Himes, ne manquera pas de faire le rapprochement avec la violence des prisons américaines.}

 

*Revue Projet, « Justice : la prison vaut-elle la peine ? », 15 juillet 2018.

 

*En attendant notre liberté, de Céline F. Hell, 18 juillet 2018, 110 pages. {Qui sait comment il réagirait, en entrant dans une prison ? Découvrez la vie d’une femme de détenu, la vie intérieure de la prison, les vices et les souffrances d’un monde caché. Elle n’aurait jamais dû tomber dans ce monde-là … Son amour sera le plus fort !}

 

*Film Lindy Lou {Il y a plus de 20 ans, Lindy Lou a été appelée pour faire partie d’un jury. Depuis, la culpabilité la ronge. Sa rédemption passera-t-elle par ce voyage qu’elle entame aujourd’hui à travers le Mississippi, dans le but de confronter son expérience à celle des 11 autres jurés avec lesquels elle a condamné un homme à mort ?} Sortie le 10 octobre 2018.