Pourquoi nous sommes contre les prisons ?

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Nous sommes des militantes anticarcérales. Nous nous opposons à tous les systèmes d’enfermement, qu’ils soient ou non considérés comme des prisons aux yeux de l’État. Nous luttons contre le système police-justice-prison car son existence même repose et renforce les systèmes de domination et d’oppression et les lieux d’enfermement ne sont que des outils à leur disposition. 

La prison est un outil de l’Etat au service des structures de domination. Ainsi, nous ne pouvons pas lutter contre le racisme, le capitalisme et le patriarcat sans lutter contre les taules, ni vouloir abolir les uns sans abolir les autres. La prison est une des manifestations violentes de la répression mise en place par l’État pour se maintenir. Elle s’abat sur quiconque s’y oppose et/ou dont l’existence même est une menace contre l’État blanc, bourgeois, patriarcal et policier. Entre ses murs, la prison maintient enfermée une partie ciblée de la population. Hors de ses murs, par la menace qu’elle représente, elle contrôle et régule les comportements. Il est dans l’intérêt de l’État qu’elle apparaisse comme naturelle et inévitable, que le recours à la prison soit vu comme l’unique option et qu’un monde sans enfermement ne soit envisageable pour personne. 

S’en remettre à la police, la justice et la prison, c’est s’en remettre à l’État, qui agit pour ses propres intérêts. Jamais pour les nôtres. Accepter la prison, c’est accepter de maintenir l’État capitaliste, raciste et patriarcal. 

S’en remettre à la police, la justice et la prison, c’est faire reposer des libertés individuelles sur des oppressions systémiques. La prison c’est diviser pour mieux régner. La prison c’est briser la force collective. Dans les murs et hors les murs, son existence même entrave l’émergence de toute forme de contestation.

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La prison est capitaliste

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La prison est une institution qui cible les classes populaires. Les actes criminalisés sont avant tout ceux liés à la précarité. Il s’agit toujours de conserver la propriété privée des bourgeois. L’État criminalise stratégiquement certains moyens de production (deal, contrefaçon, etc.) et de répartition (vol, braquage, etc.) de richesse pour mieux contrôler socialement les pauvres. La prison joue un rôle inavoué de marginalisation et d’exploitation des classes populaires en criminalisant leurs pratiques, cela permet de fonder et conserver la hiérarchie/domination entre les classes.

En plus de protéger la classe bourgeoise, la prison profite plus directement aux grandes entreprises qui se font du blé en construisant de nouvelles prisons, en y effectuant les missions qui leurs sont déléguées par l’État, et en exploitant la main d’œuvre prisonnière. Cette surexploitation est bien organisée par l’État, car les prisonnier.e.s ne sont pas protégé.e.s par le code du travail, n’ont pas la possibilité de se syndiquer, dans un contexte où la prison les précarise pour les contraindre à travailler.

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La prison est une institution qui cible les classes populaires. Les actes criminalisés sont avant tout ceux liés à la précarité. Il s’agit toujours de conserver la propriété privée des bourgeois. L’État criminalise stratégiquement certains moyens de production (deal, contrefaçon, etc.) et de répartition (vol, braquage, etc.) de richesse pour mieux contrôler socialement les pauvres. La prison joue un rôle inavoué de marginalisation et d’exploitation des classes populaires en criminalisant leurs pratiques, cela permet de fonder et conserver la hiérarchie/domination entre les classes. 

En plus de protéger la classe bourgeoise, la prison profite plus directement aux grandes entreprises qui se font du blé en construisant de nouvelles prisons, en y effectuant les missions qui leurs sont déléguées par l’État, et en exploitant la main d’œuvre prisonnière. Cette surexploitation est bien organisée par l’État, car les prisonnier.e.s ne sont pas protégé.e.s par le code du travail, n’ont pas la possibilité de se syndiquer, dans un contexte où la prison les précarise pour les contraindre à travailler. 

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La prison est une institution qui cible les classes populaires. Les actes criminalisés sont avant tout ceux liés à la précarité. Il s’agit toujours de conserver la propriété privée des bourgeois. L’État criminalise stratégiquement certains moyens de production (deal, contrefaçon, etc.) et de répartition (vol, braquage, etc.) de richesse pour mieux contrôler socialement les pauvres. La prison joue un rôle inavoué de marginalisation et d’exploitation des classes populaires en criminalisant leurs pratiques, cela permet de fonder et conserver la hiérarchie/domination entre les classes. 

En plus de protéger la classe bourgeoise, la prison profite plus directement aux grandes entreprises qui se font du blé en construisant de nouvelles prisons, en y effectuant les missions qui leurs sont déléguées par l’État, et en exploitant la main d’œuvre prisonnière. Cette surexploitation est bien organisée par l’État, car les prisonnier.e.s ne sont pas protégé.e.s par le code du travail, n’ont pas la possibilité de se syndiquer, dans un contexte où la prison les précarise pour les contraindre à travailler. 

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La prison est raciste

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La prison est une institution raciste. Contrôle au faciès, harcèlement policier dans les quartiers, comparutions immédiates, etc. : la police, la justice et la prison sont un système ayant servi l’organisation coloniale et qui continue de viser, condamner et enfermer les personnes racisées. 

Le racisme d’Etat est aussi une machine contre les étranger.e.s., contre celles et ceux qui n’ont pas les bons papiers. L’Etat les traque pour les enfermer dans des centres de rétention administrative (CRA), prisons qui ne disent pas leur nom, avant de les expulser ou des les incarcérer s’ils et elles refusent les déportations. Prison et CRA constituent un double système d’enfermement servant au bon maintien du pouvoir blanc. Ce ne sont pas deux systèmes parallèles, mais bien deux facettes du racisme d’Etat, l’un servant à soutenir l’autre pour toujours plus contrôler, exploiter, enfermer et/ou déporter les personnes racisées.

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La prison est patriarcale

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La prison est une institution du maintien de l’ordre sexiste. Elle cible et réprime aussi les femmes et notamment celles qui ne se conforment pas aux normes genrées, au regard par exemple de la criminalisation des travailleuses du sexe, femmes souvent racisées et en situation de précarité. L’Etat, en utilisant la police, la justice et la prison, impose un contrôle sur les corps et comportements des femmes. La prison agit pour maintenir ou remettre les femmes à leur place de femmes. 

Par ailleurs, la prison assoie sa légitimité en enfermant des agresseurs pour prétendre protéger les femmes. Le traitement et la condamnation des violences patriarcales et misogynes par la justice alimente l’idée que ce sont des cas isolés, alors qu’elles sont un continuum que toutes les femmes subissent quotidiennement. La justice et la prison servent l’impunité des hommes blancs et riches, en enfermant ceux qu’elles visent déjà par leurs biais classistes et racistes, les hommes pauvres et/ou racisés. La prison est imposée aux femmes comme unique réponse au patriarcat ainsi qu’aux violences sexistes et sexuelles, comme si ces violences n’étaient pas partout et quotidiennes. De cette façon, la prison renforce la culture du viol et alimente le patriarcat. Enfermer ne permet et ne permettra jamais de détruire les structures sexistes et patriarcales de notre système. 

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La prison et les proches 

La prison ne concerne pas que les personnes qui se trouvent entre ses murs : les proches de prisonnier.e.s – principalement des femmes, précaires et racisées – subissent la violence de ce système qui les exploite en les rendant seules actrices du peu de “confort” de leurs proches (courriers, parloirs, linge, etc), elles sont souvent les seuls soutiens des personnes incarcéré.e.s. Les proches sont prises en étau par le système carcéral, qui les considère comme un moyen d’apaiser et de maîtriser les prisonnier.e.s, voire comme un moyen de pression contre eux. Leur rôle central en font des menaces constantes contre la prison et son monde, c’est pourquoi, celle-ci humilie, fouille et surveille à l’entrée des parloirs, leur faisant payer cher toute forme de solidarité avec l’intérieur ou d’organisation entre elles.

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La prison et les proches 

La prison ne concerne pas que les personnes qui se trouvent entre ses murs : les proches de prisonnier.e.s – principalement des femmes, précaires et racisées – subissent la violence de ce système qui les exploite en les rendant seules actrices du peu de “confort” de leurs proches (courriers, parloirs, linge, etc), elles sont souvent les seuls soutiens des personnes incarcéré.e.s. Les proches sont prises en étau par le système carcéral, qui les considère comme un moyen d’apaiser et de maîtriser les prisonnier.e.s, voire comme un moyen de pression contre eux. Leur rôle central en font des menaces constantes contre la prison et son monde, c’est pourquoi, celle-ci humilie, fouille et surveille à l’entrée des parloirs, leur faisant payer cher toute forme de solidarité avec l’intérieur ou d’organisation entre elles.

 

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