Notre revue : le Passe-Murailles

Notre revue : le Passe-Murailles

Dans le cadre de ses actions d’information et de sensibilisation du public, mais aussi de ses réflexions sur l’enfermement, l’association Genepi publie, depuis ses débuts, une revue bimestrielle dédiée au milieu carcéral. Longtemps Lettre du Genepi, cette publication a fait peau neuve en 2005 et est devenue le Passe-Murailles afin de mieux adapter son message, destiné à un public citoyen soucieux de s’informer et de réfléchir à ce qui se passe derrière les murs. Depuis cette renaissance, la revue ne cesse de s’enrichir des apports des équipes successives de l’association, tant au niveau du contenu éditorial que du visuel.

Nous voulons une revue dont tout le monde puisse se saisir.

Le Passe-Murailles propose d’informer sur l’actualité pénitentiaire et judiciaire. Chaque parution fait l’objet d’un dossier, dont la thématique est traitée de la manière la plus exhaustive possible.

Pour atteindre ses objectifs de réflexion, d’échanges et de débats sur la réalité carcérale, la revue du Genepi fait appel à la contribution de tou.te.s ; ses articles sont majoritairement écrits par des étudiant.e.s de l’association, mais l’équipe éditoriale se veut plus que jamais ouverte aux plumes de toutes les personnes se sentant concernées par la prison, depuis les associations et les chercheur.se.s jusqu’aux professionnel.le.s de la justice et de la pénitentiaire et, bien sûr, aux proches de personnes détenues et aux personnes détenues elles-mêmes.

Nous voulons une revue vivante qui soit un haut-parleur pour ceux que la société se refuse trop souvent d’entendre.

Ainsi, depuis 2012, l’association fournit un effort tout particulier pour permettre aux personnes incarcérées de s’impliquer dans le Passe-Murailles. Cela passe d’abord par une plus grande diffusion de la revue dans les prisons, qui est envoyée gratuitement aux personnes détenues qui en font la demande. En parallèle, nous convions particulièrement les personnes privées de liberté à nous écrire, à nous envoyer des illustrations et à noircir les pages du Passe-Murailles. Nous les invitons ainsi à se saisir d’une liberté d’expression qui leur est illégalement retirée à partir du moment où les portes des prisons se ferment derrière elles.