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02/2020. Le Genepi soutient

La sortie en salle de « Des hommes » de Alice Odiot et Jean-Robert Viallet

Le long-métrage documentaire Des hommes sortira en salle le 19 février 2020.

25 jours en immersion dans la prison des Baumettes. 30 000 mètres carrés et 2 000 détenus dont la moitié n’a pas 30 ans.
Une prison qui raconte les destins brisés, les espoirs, la violence, la justice et les injustices de la vie. C’est une histoire avec ses cris et ses silences, un concentré d’humanité, leurs yeux dans les nôtres.

 

 

Regardez la bande-annonce du film et retrouvez les séances près de chez vous.

Le film documentaire de Jean-Robert Viallet et Alice Odiot sort en salle à point nommé, alors que la CEDH a, par un arrêt du 30 janvier, condamné la France pour traitements inhumains et dégradants, et recommandé « l’adoption de mesures générales visant à supprimer le surpeuplement et à améliorer les conditions matérielles de détention ». C’est la prison dans toute sa réalité qui est ici filmée, sans fioritures. Les témoignages individuels tissent la structure d’une société et d’une justice racistes et violentes pour les plus pauvres. Les prisonniers, des hommes souvent (trop) jeunes, se confient, résistent ou se résignent. La prison est terrible et destructrice, c’est un système et un engrenage lié au capitalisme. 

Le docu a été filmé dans la partie des Baumettes qui sera détruite bientôt, cette partie de la prison que des personnes ont pu « visiter », comme une visite touristique, en oubliant les hommes qui y ont survécu ou qui parfois y sont restés (relire à ce sujet l’article « Adieu Baumettes » : une opération d’enfumage dans CQFD).

 

Extrait Allociné 

> Jean-Robert Viallet et Alice Odiot avaient réalisé un documentaire sur deux femmes qui étaient passées par la prison des Baumettes. C’est suite à cette expérience que ces deux journalistes marseillais ont eu envie de faire un film centré sur cette établissement carcéral très emblématique de la ville. La seconde se souvient :

« La première approche remonte à 2013 et dans un premier temps, on a été autorisés à observer les enquêtes sociales rapides menées dans les geôles du TGI de Marseille. Juste après la garde à vue, juste avant la comparution immédiate, il s’agit de vérifier la situation sociale du prévenu. Ils racontent leur vie en 20 minutes. Un concentré de misère, et d’abandon. Ils seront très nombreux à partir au bâtiment A des Baumettes, réservé aux prévenus. Ils attendront pendant des mois leur jugement définitif. Quand j’observais ces gens dans les geôles du TGI de Marseille, je m’interrogeais sur ce qu’ils allaient vivre après. On avait conscience que ce n’était là que le début de leur parcours. »