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10/2018. Le Genepi soutient

La sortie de « En Mille Morceaux » de Véronique Mériadec

Le long-métrage En Mille Morceaux sortira en salle le 3 octobre 2018.

1977, Éric Gaubert assassine Olivier, l’enfant de Nicole Parmentier. Vingt-cinq ans plus tard, cette mère à la vie brisée donne rendez-vous au meurtrier de son fils qui vient de sortir de prison. Quel est le but de cette rencontre ? Une simple vengeance ou la volonté de comprendre ce qui a poussé cet homme à commettre l’irréparable ?

Le thème du film, et ce pourquoi le Genepi soutient sa sortie, est la justice restaurative. Elle est née au début des années 70 au Canada et a fait baisser le taux de récidive de 30 %. C’est une conception de la justice orientée vers la réparation des dommages causés par un acte, qu’il soit criminel ou délictuel. La victime (ou sa famille) est au cœur de ce processus pour que l’auteur prenne conscience de la répercussion de son acte et répare le mal causé, dans la mesure du possible. Au-delà du jugement et de la sanction, on cherche l’apaisement dans des circonstances dramatiques et apporte une réponse aux incompréhensions qui résultent de l’acte. La justice restaurative a été introduite en France dans la loi Taubira du 15 août 2014.

Regardez la bande-annonce du film et retrouvez les séances près de chez vous.

Quelques commentaires de bénévoles du Genepi, qui ont pu assister à l’avant-première :

** « Un film bouleversant d’humanité qui rappelle l’importance du dialogue afin de cheminer vers le pardon. Comme suspendu dans le temps, le.a spectateur.rice est plongé dans un atmosphère froid et violent qui s’illumine progressivement. À conseiller à tous.tes les citoyen.ne.s voulant saisir les enjeux de cette nouvelle et belle pratique qu’est la justice restaurative. », nous dit Claire.

** « Un sujet dont on parle peu et qui permet de faire connaître la justice restaurative. Un film profondément humain, sur deux personnes qui n’ont plus rien à perdre, interprété brillamment. », selon Clémence.

** « Un film très émouvant. Le cadre du huis-clos dans lequel se passe tout le film m’a vraiment fait sentir ce que ressentaient les personnages : cet emprisonnement de l’esprit, l’une d’avoir perdu son enfant et ne pas sortir de sa douleur, l’autre de s’en vouloir à vie pour son crime. Par contre, je pense que toute la mise en scène, très symbolique, aurait été meilleure sous le format de pièce de théâtre, car j’ai trouvé le film très théâtral. Une phrase qui m’a marquée, c’est quand Éric n’ose pas demander à manger, puisque pour lui manger c’est vivre, et il a honte de vivre après avoir tué cet enfant. », raconte Wendolyn.