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Cycle anticarcéral et féministe du Genepi

💥 CONTRE TOUTES LES FORMES D’ENFERMEMENT, ORGANISONS-NOUS COLLECTIVEMENT 💥
Parce que la lutte anticarcérale ne peut pas se penser sans une lutte contre le patriarcat.
Parce que la lutte féministe ne peut pas se penser sans une lutte contre les prisons.
Le Genepi organise à partir du 29 mai et durant le mois de juin des événements sur le féminisme et l’anticarcéralisme. Nous avons pensé ces différents événements comme des moments de réflexion critique autour du système police/justice/prison, ainsi que comme des espaces de discussion militante sur les luttes anticarcérales et féministes.
📣 LE PROGRAMME 📣
💥 Samedi 29 mai : le féminisme matérialiste : lectures et réflexions collectives
https://fb.me/e/icm9J6S3W
💥 Dimanche 6 juin : l’anticarcéralisme : lectures et réflexions collectives
https://fb.me/e/4eyB5RpxF
💥 Dimanche 13 juin : penser l’anticarcéralisme et le féminisme : lecture critique de l’ouvrage “Pour elles toutes” de Gwenola Ricordeau
https://fb.me/e/3xdMLbPrR
💥 Dimanche 20 juin : Journée anticarcérale et féministe à la Parole Errante à Montreuil avec
> des ateliers
> une projection
> une table ronde
https://fb.me/e/G7G8cHmk
Tout les événements seront en mixité choisie sans hommes cis et vous pouvez retrouver les informations pratiques sur les événements de chaque journée.
🔥 Pourquoi un féminisme anticarcéral ? 🔥
Nous sommes des militantes féministes et anticarcérales pour qui la prison n’est pas et ne sera jamais un outil de lutte féministe. Comme on dit : la prison ne nous sauvera pas du patriarcat !
On entend souvent que la prison et le système pénal ne sont pas “efficaces”, que des réformes sont nécessaires. Pourtant, la prison remplit parfaitement son rôle de contrôle et d’enfermement des personnes des quartiers populaires, racisées, pauvres, travailleuses du sexe, étanger.e.s. Entre ses murs, la prison maintient enfermée une partie ciblée de la population. Hors de ses murs, elle contraint et régule les comportements. La prison est un outil d’exploitation et de domination raciste, capitaliste et patriarcale. Nous ne pouvons pas lutter contre ces structures de domination sans lutter contre les taules.
La police, la justice et la prison ne sont pas nos alliées, elles sont les bras armés du patriarcat. Elles ne sont pas une solution aux violences misogynes et transmisogynes. En présentant ces violences comme des actes isolés et en y répondant par des mesures répressives individuelles, racistes et classistes, ces institutions ne remettent pas en cause ce qui fonde ces violences : le patriarcat.
En tant que militantes féministes et anticarcérales, nous refusons que nos luttes féministes contre les violences misogynes et transmisogynes soient instrumentalisées par l’État pour sa propre machinerie oppressive, pour maintenir son pouvoir et agir pour ses propres intérêts. Jamais les nôtres. Nous refusons de nous voir dépossédées de nos choix, de notre autonomie et de nous voir empêchées de nous organiser collectivement contre ce même pouvoir. Il est dans l’intérêt de l’État que le recours à la prison soit vu comme l’unique option et qu’un monde sans enfermement ne soit envisageable pour personne.
C’est pour cela que nous sommes pour un féminisme anticarcéral, en solidarité avec les prisonnier.es et leurs proches, et contre le système répressif organisé par l’Etat raciste, classiste, sexiste, validiste, transphobe et hétérosexuel.
🔥 CRÈVE LA TAULE 🔥
✊ PRISONS POUR PERSONNE ✊