ACTUALITÉS

Appel à contributions n°2 pour le zine du Genepi, Pierre par Pierre

Appel à contribution du Pierre par Pierre !

Bientôt dans vos (info)kiosques ! Le Number 2 du Pierre par Pierre (aka Roc for Roc).

Le nouveau magazine-ZINE anti-taule du Genepi.

Ce zine c’est quoi ? Un espace d’apprentissage, d’expérimentation et d’expression. Toutes les propositions d’articles, de dessins, de collages, de jeux (genre mots croisés), de blagues (non oppressives), de brèves, de chansons, de poèmes, de TOUT, sont les bienvenues. Fais-toi plaisir, ça se ressentira, et toutes les gentes de la terre auront alors envie de lire le Pierre par Pierre et l’anticarcéralisme s’implantera dans toutes les consciences et alors par le miracle de notre joie de vivre, toutes les prisons s’écrouleront d’elles-mêmes !

 

Focus de ce numéro : les proches de personnes enfermées.

 

On voudrait aussi lancer des rueBRIQUEs par BRIQUE
Pour l’instant on propose :
–       LES CRA : (récentes luttes connues à l’extérieur dans les CRA (site abaslescranoblog)
–       LES PROCHES : (proposition : récit des/du premier(s) café-taule)
–       LES PERSONNES LGBT ENFERMÉES
–       DES CHANSONS
–       ÉVASION : chronique des évasions dans le monde
–       RESSOURCES COLLECTIVES : lectures, articles, site, radio, zine…

Pour le moment, on écrira aussi des trucs sur les dépôts de plaintes et les entreprises qui collaborent avec les taules. Alors si tu veux te joindre à nous, écris-nous =)

Le format est libre et tu peux écrire des articles très courts ou un peu long mais n’abuse pas, il faut l’imprimer, le Zine, après.

(Oublie pas de faire un mot croisé, parce que… bah on aimerait bien avoir un mot croisé.)

La date très stricte à respecter absolument pour le rendu de tes merveilleuses productions, c’est le 15 mars (comme ça on espère avoir tout pour le 25, on vous connait, hein !)
Merci de les envoyer à publication@genepi.fr

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Les résistances à l’ordre carcéral – Genepi Nancy

Radioshtar, l’émission radio du Genepi Nancy, propose pour son retour un temps sur les résistances à l’ordre carcéral. 

« Rébellions. Mutineries. Violences. Affrontements. Contestations. Soulèvements. Combat. Révolte.

Nombreuses sont les manières potentielles de lutter qui s’offrent aux personnes détenues. Vouloir s’insurger quand on est détenu semble compréhensible. Tant de faits aberrants sont observables ! Pourtant, pas si aisé de s’insurger lorsqu’on est enfermé dans l’une des 190 fantastiques taules que compte notre beau pays. Pourquoi ? »

Ce texte, écrit par Julie Mangeot, issu de la revue du Genepi, le Passe-Murailles (n°47), sert de support à la réflexion menée par le groupe du Genepi à Nancy sur les résistances à l’ordre carcéral vécues en prison.

Pour l’écouter, c’est par ici.

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La sortie en salle de « Des hommes » de Alice Odiot et Jean-Robert Viallet

Le long-métrage documentaire Des hommes sortira en salle le 19 février 2020.

25 jours en immersion dans la prison des Baumettes. 30 000 mètres carrés et 2 000 détenus dont la moitié n’a pas 30 ans.
Une prison qui raconte les destins brisés, les espoirs, la violence, la justice et les injustices de la vie. C’est une histoire avec ses cris et ses silences, un concentré d’humanité, leurs yeux dans les nôtres.

 

 

Regardez la bande-annonce du film et retrouvez les séances près de chez vous.

Le film documentaire de Jean-Robert Viallet et Alice Odiot sort en salle à point nommé, alors que la CEDH a, par un arrêt du 30 janvier, condamné la France pour traitements inhumains et dégradants, et recommandé « l’adoption de mesures générales visant à supprimer le surpeuplement et à améliorer les conditions matérielles de détention ». C’est la prison dans toute sa réalité qui est ici filmée, sans fioritures. Les témoignages individuels tissent la structure d’une société et d’une justice racistes et violentes pour les plus pauvres. Les prisonniers, des hommes souvent (trop) jeunes, se confient, résistent ou se résignent. La prison est terrible et destructrice, c’est un système et un engrenage lié au capitalisme. 

Le docu a été filmé dans la partie des Baumettes qui sera détruite bientôt, cette partie de la prison que des personnes ont pu « visiter », comme une visite touristique, en oubliant les hommes qui y ont survécu ou qui parfois y sont restés (relire à ce sujet l’article « Adieu Baumettes » : une opération d’enfumage dans CQFD).

 

Extrait Allociné 

> Jean-Robert Viallet et Alice Odiot avaient réalisé un documentaire sur deux femmes qui étaient passées par la prison des Baumettes. C’est suite à cette expérience que ces deux journalistes marseillais ont eu envie de faire un film centré sur cette établissement carcéral très emblématique de la ville. La seconde se souvient :

« La première approche remonte à 2013 et dans un premier temps, on a été autorisés à observer les enquêtes sociales rapides menées dans les geôles du TGI de Marseille. Juste après la garde à vue, juste avant la comparution immédiate, il s’agit de vérifier la situation sociale du prévenu. Ils racontent leur vie en 20 minutes. Un concentré de misère, et d’abandon. Ils seront très nombreux à partir au bâtiment A des Baumettes, réservé aux prévenus. Ils attendront pendant des mois leur jugement définitif. Quand j’observais ces gens dans les geôles du TGI de Marseille, je m’interrogeais sur ce qu’ils allaient vivre après. On avait conscience que ce n’était là que le début de leur parcours. »

 

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Le Genepi recrute un.e chargé.e de mission vie associative

Le Genepi, association de lutte pour le décloisonnement des institutions carcérales  intervient principalement sur des missions de sensibilisation, de formation et de liens avec l’extérieur.

 

Afin d’assurer la poursuite et le développement de nos actions, nous recrutons un.e

 

Chargé.e de mission vie associative 

 

En collaboration avec le conseil d’administration, les salarié.e.s et les volontaires en service civique, au sein de l’association, vous aurez pour principales missions : 

 

 

  • La communication interne et externe 

 

 

Lien avec les militant.e.s de l’association, développement du réseau. 

Lien avec les partenaires, participation mensuelle au Groupement national de concertation prison.

Mise en place de partenariats avec d’autres associations et collectifs, distributeurs de films, etc.

Vie des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram) et du site internet (sous WordPress).

Conception et envoi de la newsletter mensuelle. 

Relation presse (écrite et radio).

 

 

  • Formation

 

 

Organisation et participation, en équipe, aux formations nationales.

Soutien à l’organisation de formations locales et interventions ponctuelles.

 

 

  • Administratif et financier  

 

 

Tâches administratives et comptables en soutien.

Recherche de financements.

Tutorat des volontaires en service civique.

 

La diversité des missions est induite par l’actualité du monde prison-justice.  

 

Il s’agit d’un poste en autogestion avec une grande marge de manœuvre et une bonne autonomie pour créer de nouveaux projets en lien avec l’anticarcéralisme, les proches de prisonnièr.e.s, le système prison-justice.

 

Conditions 

CDD 6 mois renouvelable – sur une base de 35 heures/semaine modulables.

Travail ponctuel en soirée et weekend.

Convention collective de l’animation – 1840 euros brut/ mois. 

Tickets restaurant, mutuelle, remboursement à 50 % du Pass Navigo. 

Poste basé au siège national – Paris 13ème.

 

Profil  

Une expérience professionnelle et/ou militante, idéalement en milieu associatif, serait appréciée.  

Une approche du monde prison-justice est souhaitée. 

Par ailleurs, vous faites preuve d’organisation mais surtout de réactivité et d’une grande autonomie.

Vous maîtrisez le fonctionnement des réseaux sociaux et pratiquez si possible les logiciels WordPress, Mailchimp et Indesign.

Vous êtes en accord avec la ligne politique du Genepi. 

 

Candidature 

Merci d’adresser votre dossier de candidature (CV et lettre de motivation) à chargedecom@genepi.fr 

au plus tard le 21 février 2020. Entretien le 28 février. Prise de poste mi-mars.

 

Fiche de poste Chargé.e de vie asso

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Le n°1 du Zine Pierre par Pierre est en ligne !

Téléchargez la version numérique gratuite du Zine Pierre par Pierre n°1 (janvier 2020). Luttes LGBTQI+ contre la prison.

 

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Si vous le pouvez, n’hésitez pas à nous faire un don.

 

 

 

Pour rappel…

« LE PASSE-MURAILLES : CE QUI VA CHANGER

Face aux difficultés financières inhérentes au monde associatif, la structure de l’association Genepi se transforme, ce qui va nécessairement affecter la publication du Passe-Murailles. Le nouveau numéro #76, Condamner plus pour enfermer plus, est fidèle à la ligne éditoriale des précédents numéros.

Cependant, en juin 2019, étant donné l’absence prolongée de notre chargée de publication Claire pour des raisons personnelles, le Passe-Murailles sera remplacé par un fanzine concocté par les bénévoles de l’association. Nous songeons à y analyser les diverses actualités qui ont émaillé l’année en matière de répression et de prison.

Puis, en septembre 2019, paraîtra nouveau numéro du Passe-Murailles, selon la formule habituelle. Mais celui-ci, tout du moins jusqu’à nouvel ordre, sera bel et bien le dernier numéro du Passe-Murailles tel que vous le connaissez. En effet, la chargée de publication s’en ira à ce moment-là pour de nouveaux horizons, et ne sera pas remplacée, car les finances du Genepi ne le permettent pas.

En attendant, soutenez-nous en vous procurant les anciens numéros qui vous intéressent sur notre boutique ainsi que le nouveau numéro #76 ! D’avance, merci. »

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Ordonnance du 2 février 1945 « mise à la retraite d’office ». Mobilisons-nous pour la justice et la protection des enfants !

Le combat citoyen actuel pour la justice et l’égalité est aussi celui d’un autre avenir pour toutes et tous y compris celui de nos enfants.

C’est celui pour la justice et la protection des enfants en danger.

Alors que l’ordonnance de 1945, relative à l’enfance délinquante devrait fêter le 2 février 2020 son 75ème anniversaire, le gouvernement a décidé de façon autoritaire sa « mise à la retraite d’office », pour la remplacer par un tout jeune projet de « code de la justice pénale des mineurs », sacrifiant au passage l’avenir de la jeunesse.

Ce sacrifice de la primauté de l’éducatif se fait au profit d’une justice toujours plus expéditive et sécuritaire, sans garanties suffisantes des droits de l’enfant. Et toujours avec les mêmes méthodes : sans réel débat démocratique !

Il ne s’agit pas de dire que la justice des enfants telle qu’elle existe aujourd’hui, avec une ordonnance de 1945 maintes fois modifiée, fonctionne parfaitement.

Au contraire, nos organisations dénoncent depuis longtemps :

  • Le dévoiement des principes fondateurs de l’ordonnance, au profit d’une accélération de la procédure et d’une répression accrue
  • Le recours massif à l’enfermement des enfants (894 enfants incarcérés au 1er juillet 2019 dont 80% en détention provisoire)
  • Le manque criant de moyens matériels et humains pour la protection et la justice des enfants
  • Un système de protection de l’enfance de plus en plus défaillant, avec une prévention auprès des familles et des enfants de plus en plus inexistante ou axée sur du contrôle social.

Néanmoins, il est certain que le projet de code de la justice pénale des mineurs qui met l’ordonnance de 1945 à « la retraite d’office » ne fera qu’aggraver les problématiques actuelles. Ces constats sont d’ailleurs partagés par la Commission Consultative des Droits de l’Homme et plus récemment par le Défenseur des Droits.

Nos organisations défendent une justice éducative et bienveillante qui considère que les enfants qui commettent des actes de délinquance sont avant tous des enfants en danger. Cette justice ne peut exister sans un service public de la protection de l’enfance fort et avec des moyens donnés prioritairement à la prévention.

La justice et la protection des enfants nous concernent toutes et tous que nous soyons professionnels, parents, élu.es, membres de la société civile…

Le lundi 3 février 2020, alors que des parlementaires doivent visiter des services concernés partout en France, nous invitons à des interpellations des salariés et des élus, à des rassemblements, actions de toutes sortes pour la justice et la protection des enfants.

Nous appelons à faire du 75ème anniversaire de l’ordonnance de 1945 un moment de forte mobilisation et organisons le samedi 1er février 2020 Place de la République à Paris de 12h à 16h un grand événement.

 

 

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