Samedi 12 décembre – 8h30, les bénévoles du GENEPI commencent à affluer en masse vers l’école Polytechnique, à Palaiseau, les uns descendant des cars ayant traversé la France, les autres montant les escaliers en provenance de Paris et du RER.
Pour les accueillir, toute l’équipe est là pour l’émargement et le petit-déjeuner dûment mérité, accompagné d’un verre ecocup, avant de se lancer dans une journée marathon.
La plénière d’ouverture voit se succéder l’Amiral Alquier, directeur de cabinet à l’école Polytechnique, hôte de cette journée, M. Lionel Stoléru, évoquant le contexte de création de l’association, M. Jean-François Beynel, expliquant les liens entre la Direction de l’Administration pénitentiaire et le GENEPI et Mme Mireille Gaüzere, développant la prise en charge spécifique des enfants incarcérés. Cette plénière se termine par un discours acclamé de la présidente de l’association, Chirine Heydari.
Suivent 3 ateliers successifs, où les génépistes de tous horizons, rejoints par plusieurs anciens bénévoles, doivent choisir, parfois à regret, entre de nombreux intervenants du milieu prison-justice, afin d’approfondir leurs connaissances et d’engranger une réflexion, ce qui constituera des outils pour leurs actions en détention et leurs activités d’information et de sensibilisation du public (Cf. la liste complète des intervenants ci-dessous).
La journée se poursuit, malgré la fatigue qui commence à peser sur les bénévoles. Pour cela, un remède sûr et efficace : M. Jean-Marie Delarue, contrôleur général des lieux de privation de liberté. Après une courte présentation de son rôle et des lieux de privation de liberté, les questions fusent depuis les rangs de l’amphithéâtre et l’échange est vif et enrichissant.
Déjà, Pépito Mattéo et Praline Gay-Para sont prêts pour un spectacle de contes, pendant lequel ils alternent la narration de plusieurs contes autour de la prison, avant un échange avec la salle ; Pépito Mattéo a animé des ateliers en détention, à la maison d’arrêt de Fresnes et a collecté des histoires auprès de personnes détenues et de personnels rencontrés en détention, tandis que Praline Gay-Para est auprès de personnes anciennement incarcérées.
La journée se termine par le repas et la soirée au Bôbar de l’école, soirée pendant laquelle les Génépistes admirent l’arrivée du Père Noël sur son traineau, entouré de nombreux cadeaux, que les bénévoles avaient pris soin d’apporter au préalable pour bien finir la journée.
Il est 23h30, tout le monde est bien fatigué et les cars se remplissent tranquillement ; la journée a été bien remplie, il est temps maintenant de rentrer, avec des informations et des réflexions renouvelées.
Intervenants présents :
M. Malle, capitaine, adjoint de détention à la maison centrale de Poissy.
Mme Brunet-Ludet, magistrat, magistrat à l'administration.
Tous deux se sont penchés sur la question de l'expression collective des personnes incarcérées.
M. Deboeuf, éducateur dans un établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM de Porcheville).
M. Phaure, chargé de mission à l’Ecole nationale de protection judiciaire de la jeunesse, sur le métier d’éducateur auprès des enfants incarcérés.
Mme Lebrun, juge de l'application des peines (JAP), vice-présidente du tribunal de grande instance de Laval, chargée du service de l'application des peines, présidente de l'ANJAP (association nationale des juges de l'application des peines).
M. Portelli, magistrat, vice-président du tribunal de grande instance de Paris.
Mme Sergent, responsable locale de l’enseignement à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (RLE).
M. Filière, responsable de la formation à la maison d’arrêt du Val d’Oise pour GEPSA (Gestion Etablissements Pénitenciers Services Auxiliaires).
M. Archer, psychiatre, ancien chef de service au SMPR de Loos (59).
Mme Beaurepaire, psychiatre, ancienne chef de service au SMPR de Fresnes, auteur du livre
Non lieu. Un psychiatre en prison, actuelle membre actif de l’association Médico-Légale pour la Réinsertion.
M. Coq, psychologue clinicien, à la Cellule d'Urgence Médico-Psychologique du SAMU de Paris.
M. Suard, psychologue, thérapeute familial : l’inceste, répression et traitement.
Mmes Krainski et Mellier, toutes deux infirmières à la maison d’arrêt de Bois d’Arcy, à la maison d’arrêt pour femmes de Versailles, et au centre de rétention administrative de Versailles.
M. Châtelet, M. Rossignol, Mme Verdel, membres de l’association pour la formation et l’aide à la communication (AFAC), en charge de l’activité « Trait d’union », un service d’écrivain public de la maison d’arrêt de Seysses (Toulouse).
M. Pauly, conteur, lui-même anciennement incarcéré.
Mme Royer, chargée de mission Culture / Justice aux Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active (CEMEA).
Mme El Alaoui, aumônière musulmane.
M. Deymié, aumônier national protestant.
M. Combessie, sociologue de la prison, auteur de
Prisons des villes et des campagnes, Etude d’écologie sociale.
M. Demonchy, architecte de prisons, et notamment du centre de détention de Mauzac.
M. Lecompte, architecte, auteur de l’ouvrage à paraître
Attentes.
M. Hübner, directeur de l’établissement pénitentiaire de la Tuilière, à Lonay (Suisse).
Mme Castel, auteur de
Retour d’exil d’une femme recherchée et
Mme Patient, journaliste ; toutes deux créatrices du spectacle « Femmes de parloir » et à l’origine de l’association « La parole est à l’accusé ».
M. Bellazaar et M. Dawson, de la société de production
I-Screen, réalisateurs et producteurs des «
images volées de Fleury ».
[ 2009-12-17 - Claire Llobet ]