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Contre les viol-ences policières

Le 19 juillet dernier, Adama Traoré trouvait la mort dans des circonstances douteuses, suite à une interpellation policière musclée. A ce jour, l’affaire n’a toujours pas été tranchée, et aucune condamnation n’a été prononcée malgré les différents témoignages rendant compte de la violence des policiers à l’égard d’Adama. En revanche, la justice a été prompte à condamner ses frères, Bagui et Youssouf, qui ont écopé respectivement de trois et huit mois de prison ferme suite à leur mobilisation pour obtenir justice.

 

Alors même que la famille et les proches d’Adama Traoré poursuivent un combat sans relâche pour connaître la vérité - et ce malgré l’opacité que leur opposent les services de police et le gouvernement - les violences policières persistent.

C’est avec stupeur que nous avons appris, ce jeudi 2 février dernier, le viol de Théo par des membres des forces de l’ordre, lors d’un contrôle d’identité qui a dégénéré à Aulnay-sous-Bois.

 

Ne nous laissons pas aveugler : ces deux événements, s’ils ont été l’objet d’une médiatisation exceptionnelle pour ce type de faits, ne sont certainement pas les seuls à déplorer ces dernières années. De fait, l’Observatoire des Libertés Publiques affiche une augmentation affolante du nombre de victimes des violences policières (1). Les violences policières humilient, blessent et tuent, en France, en 2017. Ces violences sont ciblées, c’est pourquoi elles touchent principalement une population jeune, précarisée et racisée. Trop souvent, les coupables ne sont pas condamnés : l’impunité policière reste la norme.

 

Aujourd’hui, alors même que la parole se libère et que les témoignages de violences policières se multiplient, l’état d’urgence devient le droit commun et les mesures sécuritaires attentatoires aux libertés individuelles fleurissent. A titre d’exemple, le projet de loi sur la sécurité publique, modifiant l’usage des armes par les policiers en cas de légitime défense, a été adopté ce mercredi 8 février. Cette généralisation du tout sécuritaire, devenue notre lot quotidien, fait de plus en plus de victimes, dans un climat tendu que le gouvernement n’essaie en aucun cas d’apaiser.

 

Le Genepi proclame son soutien inconditionnel à tou.te.s les mouvements et les mobilisations visant à obtenir justice et vérité pour Théo, Adama et tou.te.s les autres.

Le Genepi réitère son indignation envers les violences policières et sa colère à l’égard de la généralisation aiguë d’une logique sécuritaire, liberticide et mortifère.  

 
 

1.D’après l’historien Maurice Rajsfus, “Que fait la police ?”; la moyenne annuelle des décès provoqués par la police était de six à huit entre 1977 et 1997, tandis que pour la période 1997-2014, cette moyenne oscille entre dix et dix-huit morts.

 

 

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